Nans Peters

coupure

24/04/16

24/04/16 - coupure - entrainement - ème

Certaines personnes sont surprises que je fasse déjà une nouvelle petite coupure. En effet, j'ai déjà fait 4 jours de repos après le tour de Provence fin Février, mais j'en avais besoin puisque je n'avais certes que 6 jours de course mais ayant repris l'entrainement tôt dans l'hiver suite à ma blessure, j'avais 5 mois de préparation dans les jambes! Cette fois-ci, mon cycle n'aura pas été très long mais il me parait utile de refaire de la fraîcheur en vue du prochain cycle très dense avec de nombreuses courses par étape et dans l'optique de faire une saison pleine, la récupération : le secret d'une saison longue réussie de bout en bout! La figure 1 tiré de ma plate-forme d'entrainement Vélobook illustre bien ce phénomène où on comprend que l'aptitude dépend de la "performance", autrement dit le niveau physique et aussi du niveau de fatigue.
 
Pour ceux qui se demandent comment je fonctionne et comment fonctionne en gros mon mode d'entrainement voici quelques informations.
 
Je suis entraîné par l'entraîneur du club de Chambéry CF, Vincent Terrier depuis 2 ans. Avec lui je cible mes objectifs, j'organise mes cycles de travail, on planifie mes entraînements sortie par sortie, on détermine leur contenu, il analyse ensuite mes séances notamment grâce à mes valeurs de puissance relevées par un capteur de puissance et mes valeurs cardiaques. Et biensûr, la récupération fait partie intégrante de l'entraînement!
 
On sait que l'amélioration des performances se fait par l'adaptation de l'organisme aux charges de travail, développées lors des entraînements. Lors de ces entraînements, l'organisme se fatigue plus ou moins en fonction de l'intensité et de la durée. Ensuite, durant la période de récupération le potentiel de performance revient à son niveau initial et même au delà en réaction à ces entraînements avec une récupération complète. Ce processus s'appelle la surcompensation. La figure 3 schématise le principe. Cela fonctionne très bien mais pas infiniment, d'où l'intérêt de "couper" (faire 4 jours de repos complet sans vélo) fréquemment pour ne pas tomber dans le surentraînement schématisé sur la figure 2.
 
J'ai donc coupé 4 jours de dimanche à mercredi dernier. Tout frais, je reprendrai le chemin de la compétition au Tour du Jura vendredi.D'ici là je vais refaire les bases foncières et travailler spécifiquement en vue des prochaines courses par étapes plus montagneuses, notamment à travers des reconnaissances du Rhône-Alpes Isère Tour et du Tour de Savoie Mont Blanc à proximité de Chambéry.